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Développement de la filière palmier à huile – Le projet OPAL met à nu sa vision

C’est à travers un atelier organisé à Yaoundé ce 25 mai 2021 que les différentes parties (petits exploitants et agro-industries ont présenté à l’assistance la stratégie nationale propice au développement durable de cette filière.

Le projet OPAL (Oil Palm Adaptive Landscapes) qui est un projet de recherche visant à améliorer la gestion des paysages de palmiers à huile, utilise les sciences naturelles et sociales pour développer des jeux de rôle qui reflètent les réalités existantes des paysages de palmier à huile.

Ce faisant, un certain nombre de projets de recherche axés sur l’impact socio-économique et environnemental de la production d’huile de palme au Cameroun ont été réalisées. Lors de son exposé de circonstance, Bell Nyemb Jean-Marie, sous-directeur au ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader), a présenter le bien-fondé de l’exportation de l’huile de palme brut au Cameroun, ceci en encouragent la production locale, « L’importation de l’huile de palme brut au Cameroun est une nécessite. C’est pour répondre à une demande de l’huile de palme brut à un moment de l’année. Cette huile de palme de brute qui est produite au Cameroun est produite par deux entités : la première entité c’est la consommation des ménages, et la seconde c’est les agro-industries qui utilisent cette huile brute pour produire l’huile raffinée et le savon. Ces derniers utilisent une grande quantité d’huile et il se trouve que au courant de l’année à partir de juin-juillet, la production nationale baisse et n’arrive plus à satisfaire la demande nationale de ces deux entités, il y a donc une nécessite de procéder aux importations pour combler le gap, sinon le prix de l’huile de palme va passer de 400FCFA a 1000 FCFA. », Face aux acteurs qui sont contre l’importation de l’huile de palme brute, il ajoute que « l’idée centrale est de produire localement. Cela donne beaucoup d’avantage. D’abord ca améliore la balance commerciale ; et ensuite ça nous rend plus dépendant. L’arrêt des importations est une nécessité. Mais, pour le faire, il faut déjà que la production nationale puisse combler le gap sinon on va aboutir à une catastrophe, c’est-à-dire que les besoins en consommation seront supérieurs en offres. En attendant que l’offre en huile de nos vergers nationaux puisse satisfaire la demande, ce qui est un processus à long ou à moyen terme on continue à importer. Mais s’il y a une volonté des producteurs à faire mieux, à faire plus, les importations seront dégressives, et d’ici cinq ou dix ans elles seront certainement annulées. »

Rappelons que le projet OPAL a atteint trois principaux résultats notamment la sensibilisation des parties prenantes pour un développement durable de la filière palmier à huile ; la promotion des partenariats gagnant-gagnant entre les petits exploitants et les agro-industries et le développement d’une base de données fiable pour l’élaboration d’une stratégie nationale de développement durable de la filière palmier à huile.

Myriam DJAMEN

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